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Présidentielles 2027 :
Pour un financement à la hauteur des enjeux sociaux, économiques, financiers, écologiques
auxquels notre pays est confronté

Face aux immenses besoins à satisfaire dans tous les domaines (emploi, formation, services publics, industrie, logement, lutte contre le réchauffement climatique, les violences sexistes et sexuelles…), la question du financement est devenue centrale et sera, à n’en pas douter, au cœur de la campagne des élections présidentielles de 2027.

Nombreux dans notre pays sont celles et ceux qui aspirent à un profond changement de politique. A l’opposé de ceux qui, du gouvernement à la droite en passant par l’extrême droite, prônent une réduction massive des dépenses publiques et du déficit via une cure d’austérité qui ne dit pas son nom, le Parti communiste français propose des mesures profondément novatrices à l’opposé des politiques néolibérales. Sortir de la crise dans laquelle s’enfonce notre pays depuis des décennies ne se fera pas, en effet, avec des demi-mesures et sans s’attaquer à la prédation du capital sur l’économie.

Pour cela, il convient de prendre le contrepied des politiques austéritaires et d’engager un processus de désintoxication des marchés financiers pour redonner à  notre pays des marges de manœuvre suffisantes pour amorcer un changement radical de politique.

Cela suppose de mobiliser des masses d’argent considérables que la lutte contre la fraude fiscale, la taxation des grandes fortunes ou une réforme ambitieuse de la fiscalité des ménages et des entreprises – mesures par ailleurs indispensables – ne suffiraient pas dans un premier temps à trouver.

Relancer l’économie suppose d’engager un cercle vertueux qui permette d’engranger des recettes nouvelles, d’investir dans le développement des capacités humaines, d’éradiquer la pauvreté, de faire reculer la précarité et de créer des millions d’emplois qualifiés et bien rémunérés.

Pour cela, le PCF propose la création d’un Fonds de développement des services publics destiné à financer, avec l’argent créé par la BCE, des projets démocratiquement élaborés, décidés et contrôlés par les citoyennes et citoyens des pays européens. Dans un premier temps, nous proposons d’amorcer sa construction au niveau national en faisant financer un tel projet par la Caisse des Dépôts qui se refinancerait auprès de la BCE comme les traités actuels le lui permettent déjà.

Disons-le toutefois, ces solutions ne nous seront pas données, il faudra les arracher au capital, veiller à leur mise en œuvre et donc une mobilisation de toutes et de tous. Le changement de société auquel nous appelons ne se feras pas sans luttes, c’est la conditions si nous voulons inverser le rapport des forces.

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