Le résumé de la proposition de base commune

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Dans les convulsions d’une crise de civilisation, un monde nouveau se cherche, émancipé de l’exploitation capitaliste et de toutes les dominations. Notre peuple affronte la tourmente avec une économie affaiblie et un régime politique en crise.

Pour affronter ces périls, il faut un Parti communiste à la hauteur.

Prenons appui dans la crise sur les ferments révolutionnaires : des mutations mettent en cause la civilisation capitaliste et libérale mais la crise systémique s’approfondit car la vieille logique du capital persiste. La crise du capitalisme est, en même temps, celle de l’impérialisme des Etats-Unis, bousculé par les BRICS et par la montée du « Sud global ». Portons dès à présent une bataille pour une mondialisation de paix et de coopération et pour une refondation de l’Union européenne.

Nous avons une boussole : la lutte contre le capital pour construire une autre civilisation, le communisme. Ce chemin passe par un état de la société marqué de traits du communisme, dont la cohérence sera celle d’une transition socialiste vers un dépassement du capitalisme.

Nous proposons des axes de batailles immédiates : pour mettre l’emploi au cœur de la transformation sociale, pour une nouvelle expansion des services et du secteur publics, avec de nouvelles nationalisations, pour mettre la santé et la Sécurité sociale au cœur de notre action, pour une refonte écologique et culturelle des productions et des consommations. Par la conquête de droits et libertés nouvelles, de pouvoirs sur les moyens financiers, pour un nouveau type de démocratie autogestionnaire dans la cité et l’entreprise. Nous y trouverons la force d’émanciper la société et l’économie de la dictature des marchés financiers.

Il faut rassembler le salariat et toutes celles et ceux dont le capital écrase les vies. Cela exige un apport communiste pour fonder l’unité à gauche sur un projet crédible parce que suffisamment audacieux pour s’attaquer à la racine de la crise – le pouvoir du capital et sa logique.  

Dans les batailles électorales de 2027, le moyen de sortir de l’impasse politique est de rendre présent un projet communiste et de politiser les luttes sociales. Sur la base de cette bataille, menée par une candidate ou un candidat communiste, et du débat public, nous pourrons décider, en conférence nationale en janvier-février 2027, de la stratégie la plus efficace pour barrer la route au RN et ouvrir la perspective d’un programme de gauche porté par une majorité parlementaire où les communistes auraient toute leur place.

En somme, nous voulons poursuivre et élargir l’ambition du 38ème congrès, auquel nous avons apporté une contribution décisive.

Or un décalage profond et croissant s’est creusé entre les orientations et engagements pris et leur traduction dans l’orientation suivie effectivement, dans l’activité politique comme dans la vie de notre parti. La base commune proposée par le Conseil national confirme cet abandon stratégique.

En proposant cet autre texte, nous prenons nos responsabilités face au danger que courrait le Parti à poursuivre sur la voie actuelle.

Le 40ème congrès doit être un moment de réflexion collective, ouverte.

Au XXIe siècle, notre société a besoin d’un parti qui réfléchit collectivement, avec des commissions en apport à l’élaboration politique collective ; une formation dynamisée jusqu’à recréer une école ; un parti organisé pour agir dans la société et dans les institutions : agir à l’entreprise, en première ligne contre le capital, agir du local au mondial. Nous voulons faire reculer le patriarcat, mener la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, contre le racisme, contre toutes les dominations, agir avec la jeunesse dans son autonomie.

C’est le moment d’évaluer ce qui a été fait depuis le précédent congrès, d’activer une réflexion sur le PCF et les institutions, au service du développement et de la convergence des luttes sociales et sociétales, de donner pour premier objectif à nos instances d’animer l’action et la réflexion collective, et de revoir notre communication. Pour tout cela, la question des finances et des moyens du parti est décisive et doit être l’affaire de tous les communistes.

En plus des batailles de société, le congrès s’engagerait pour quatre batailles précises (austérité-budget, Fonds pour les services publics, Sécurité sociale, changer la mondialisation) et deux dispositifs de veille et de lutte pour une nouvelle industrialisation (aides publiques aux entreprises, riposte aux suppressions d’emploi).

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